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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 18:33

 

La poésie est le langage qui mène à la profondeur tandis que la philosophie est la profondeur qui mène au langage. Laquelle est la plus amène à servir les hommes ? Puisque c’est de bonheur qu’on s’enquiert, voyez que le poète est l’horizon où les hommes se rejoignent ! Quant au philosophe, que peut-il être d’autre que la vision de sa raison ? Que ne peut-il admettre qu’une raison n’est qu’une chandelle dans la nuit ! Elle tremble d’être, et vacille de l’idée même qu’elle se fait des choses. Pour atteindre à la vérité de l’âme, il aurait fallu ne rien glorifier. Faire d’un philosophe, un savant, c’est comme ajouter du sable au désert ; et là, où la dune croît ; rien ne naît.

 

Le poète est l’oasis qui permet ; il se garde bien d’assoiffer les hommes. Il tient la lune à bout de bras ; il puise la nuit pour déverser le jour.

 

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Published by Kristen Chaman - dans Les vérités étoilées
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commentaires

piro 07/02/2011 20:41



Je vois que vous citez Voltaire qui est un philosophe des Lumières. Or l'esprit des Lumières c'est bien de tout soumettre au crible de la raison et donc de ne pas tenir pour vrai ou pour beau ou
pour moral ce qu'enseigne les dogmes et croyances religieuses ou sociales ou politiques sans débat et sans analyse. Maintenant la raison humaine est faillible comme vous le dîtes et donc la
philosophie est toujours en quelque sorte un éternelle recommencement et ce qu'elle a trouvé et pensé doit toujours être vérifier et repensé.  Poésie et philosophie sont deux chemins qui
peuvent se croiser et parfois même ce confondre. Ce sont deux activités qui ne sont pas nécessairement antagonistes



Kristen Chaman 08/02/2011 18:28



Je vous approuve totalement ! Et vous remercie pour vos commentaires toujours si instructifs.


 


fraternellement...



kevin 05/02/2011 12:51



tout d'abord ce petit texte suscite vraiment mon admiration et je dois t'avouer que j'ai beaucoup de mal à rentrer dans la poésie. la plupart du temps je me trouve devant le texte comme devant
une sorte d'objet étrange, supposant bien une profondeur mais à laquelle je n'ai pas accès.


pour tout t'avouer je suis souvent humilié face à un poème, mais c'est dans cette humiliation que, pour moi, se trouve la beauté. tu devrais néanmoins faire preuve de méfiance quand tu parles de
de philosophie et de poésie ou plutôt, comme tu le dis toi même, de "philosophe" et de "poète". je suis totalement opposé à associer la raison à la philosophie comme je pense que tu le fais, la
différence n'est pas si évidente pour moi et j'irais jusqu'à dire qu'il n'y en a aucune. lorsque on me dit philosophie je pense au corps et je pense la même chose quand on me dit poésie.


tu me dira qu'il n'y a rien de plus partial que la philosophie et tu aura raison, mais on ne peut être philosophe que lorsque l'on sait vraiment ce qui en jeu, je parle d'humanité, de monde, de
Dieu, de corps, de sciences... dans ce site tu parles souvent de ton inquiétude pour les hommes et même, je pense, dans ce texte. si tu t'attaques à la philosophie, c'est les mathématiques
fondamentales (et non appliqués) ou en encore la physique fondamentale que tu affaiblis. je ne suis pas un donneur de conseils, je défend juste ce qui est bien plus vaste que tu le penses,
et si il y a une crise de la culture, elle vient en grande partie de ce qu'on ne cherche plus à définir la philosophie (ce qui est pourtant son objet) mais qu'on l'attaque.


bien à toi  



Kristen Chaman 06/02/2011 20:38



Je te remercie Kevin pour ce commentaire engagé qui en dit long sur ta personnalité. Ce petit texte s’adresse à quelques philosophes, notamment, à tous ceux qui de Raison se targuent. Ton
intervention est salutaire et me réchauffe le cœur ; ton esprit n’est pas dévoyé et ta conscience veille, deux probités, auxquelles je rends grâce. Nos désaccords - s’il en fut - ne sont que le
début du Tout ; pas de fondement sans expérience ; pas d’ombre sans lumière, seule la nuit est une. Et c’est de cette nuit qu’il faut se préserver ; et je m’élèverai toujours contre la débâcle
annoncée.


 


Ce texte n’est pas une attaque proprement dit de la philosophie. J’ai un trop grand respect pour tous ces philosophes disparus, qui chacun leur tour, perpétrèrent la noble tâche d’élever l’Homme
vers plus de clarté ; là où le bât blesse, c’est la déliquescence de la pensée actuelle. J’ai conscience des interprétations tout comme Sartre quand il écrivit : l’enfer c’est les autres. Je
pense que tout au long de nos parcours, nous seront confrontés avec l’incertitude ; c’est pourquoi, je préfère la sagesse, au savoir.


 


Aucun oiseau ne vole trop haut, s'il vole de ses propres ailes.


William Blake


 


Je suis heureux de la voie que tu as choisie ; puisses-tu en avoir l’amour de la pratique ?


Bien à toi…



piro 19/01/2011 22:07



Je ne suis pas d'accord avec vous. Il semble que vous reprochiez au philosophe de glorifier la raison.. Il ne la glorifie pas, il l'utilise. A ce compte là le poète en glorifiant l'âme ne
l'atteint pas non plus. D'ailleurs l'âme n'est pas sans défaut comme le disait Rimbaud : "O saisons, ô chateaux, Quelle âme est sans défaut ? ..." 



Kristen Chaman 06/02/2011 20:43



Je ne suis pas d'accord avec ce que vous
dites, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire.


Voltaire


 


Mon reproche ne s’adresse qu’aux
philosophes qui de Raison se vantent. Vous m’avez mal lu, car je précise que pour atteindre à la vérité de l’âme, il aurait fallu ne rien glorifier. Mon titre de recueil en atteste de lui-même
« Sur les gammes d’une âme ». Par conséquent, pas de poète qui ne soit homme ; et pas d’homme qui ne soit faillible.


 


Bien à vous…


 



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  • : Sur les gammes d'une âme...
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  • : Un chemin obscur L'immensité d'un ciel bleu Un rayon d'espoir
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