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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 01:25

 

Une certitude, c’est regarder dans un miroir où tout est vrai.

Autant de philosophes que de narcisses.

 

Le doute est la seule valeur de pensée.

 

Je pense, donc je suis.

N’est que la certitude de l’inconscient.

 

Je pense, se décline à tous les temps.

Et penser, c’est j’étais, je suis et je serai.

 

Le je n’étant pas l’être ;

Car on n'est que par l’autre ; seul, n'étant qu’un néant.

 

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Published by Kristen Chaman - dans Les vérités étoilées
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commentaires

piro 25/08/2010 20:22



Il est possible de faire référence aussi à Héraclite et son fameux "on ne se baigne jamais 2 fois dans le même fleuve" preuve que l'altérité est située au coeur du monde sensible. Tout indivdu
porte donc sa propre altérité. L'autre n'est donc au fond qu'un miroir qui nous renvoie à notre altérité intérieure. Ce qui permettait à Héraclite de dire quand on l'interrogeait sur le sens se
sa vie : "Je me suis cherché moi-même."



Kristen Chaman 25/08/2010 22:27



« L’autre est le miroir »


 


Il me semble que ce rapport est à l’origine de nos erreurs. Quand on voit l’autre, c’est son image qui nous traverse.
Elle traverse le conscient qui fait le jugement ; elle traverse le subconscient qui fait le doute, et enfin elle rejoint l’oubli de l’inconscient où tout s’éternise. Ces trois aptitudes de
l’esprit peuvent être transposées par l’ascendance, la condescendance et la descendance. L’erreur de l’homme est dans la force et la tolérance alors que la voie juste est dans l’acceptation. La
force donne un être dénaturé quant à la tolérance, elle n’endure rien d’autre que ce qu’elle ne peut contraindre. L’acceptation de l’autre fait de l’Homme une Fraternité, ce que nous sommes
vraiment. Mais est-il pire rempart que la raison qui sécrète ses poisons que sont l’égoïsme, le sexisme et le racisme ?


 


 


 


Fraternellement…



piro 24/08/2010 23:33



"Je est un autre" a dit Rimbaud. Il est donc divisé et altéré. Pourtant il a soif et envie de se dés-altérer. Comme tout un chacun, signale Rimbaud dans Comédie de la soif mais lui se refuse à la
satisfaire, il veut l'éprouver dans toute sa folie.



Kristen Chaman 25/08/2010 09:11



Bonsoir Piro, merci pour tes références à Rimbaud que j’ignorais…


 


« Je est un autre » et bien plus encore… La plénitude d’un être n’est pas, du moins pas avant de faire partie
de l’ensemble. L’être ne peut que demeurer dans l’insatisfaction car incapable à étancher sa soif. Le je et l’autre permettent à tous les jeux de rôle, ce qui en définit le rapport entre eux. On
est l’acteur de sa vie. On est dans la représentation de l’autre, qui selon ce qu’il vous renvoie, fera notre jugement. Deux possibles : l’image qu’il vous renvoie correspond à l’image que
vous aviez, donnera une certitude à votre vue ; l’image qu’il vous renvoie ne correspond pas à l’image que vous aviez, mettra le doute à votre vue.


 


Cette certitude est à la base de l’égoïsme, l’égoïsme n’étant que le plaisir mental d’avoir raison. Mais la certitude
n’étant qu’un leurre fait du même coup de la raison, une erreur. On peut dire qu’il y a autant de certitudes que de leurres et de raisons que d’erreurs. Tandis que le doute est à la base de la
générosité, la générosité n’étant que l’abandon mental de l’amour. Et le doute en étant la seule valeur de pensée, fait de l’amour, le seul possible capable à respecter le « j’étais, je suis
et je serai » qui est le propre du penseur.


 


Maintenant on n’a pas affaire à un autre mais à des autres, ce qui fait que ces deux possibles coexistent. Et cette
instabilité faite de raison et d’amour va au-delà de l’être en composant l’humain. La sagesse est d’espérer à l’équilibre, de la raison et de l’amour. Cela dépasse Confucius :


 


« Quand le sage montre la lune, le sot regarde le doigt »


 


Car il n'est même plus question d'y voir ni la lune, ni le doigt mais bien de s'unir à l'ensemble.


 


Peut-être est-ce spécifique aux poètes ? Voilà ! ce qu' Hugo en écrivait :


 


"On se plaint quelquefois des écrivains qui disent moi. Parlez-nous de nous, leur crie-t-on. Hélas ! quand je vous parle de moi, je vous parle de vous. Comment ne
le sentez-vous pas ? Ah ! insensé, qui crois que je ne suis pas toi !" 


 


(Préface des Contemplations)


 


 


 


 


Fraternellement…



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  • : Un chemin obscur L'immensité d'un ciel bleu Un rayon d'espoir
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