La savoureuse enfant était encor’ si verte,
Et pourtant, un regard sur elle se posa.
Sur la tige de son cou parfum mimosa,
Narines au vent, il souriait l’œil inerte.
Un ciel s’abritait dans son regard étoilé,
Un papillon volait dans son cœur tel un ange
Et un soleil jouait dans ses cheveux de blé ;
Fleur parmi les fleurs, elle en était la louange.
Son désir n’est qu’un monstre hideux au front têtu.
Auriez-vous cru qu’il en épargna la rose ?
La bête immonde n’a que faire de la chose,
Elle vit à l’affût ; l’envie est sa vertu.
A l’âge où les pleurs sont notre unique langage ;
A l’âge où le rêve au réel ne fléchit pas ;
A l’âge où les yeux sont notre plus doux message,
Nous faut-il un Dieu pour tant d’injustes trépas ?
Je republie ce poème à
l’occasion de l’assassinat d’Agnès en Haute-Loire, puisse-t-il conduire les hommes à la sagesse à défaut de les consoler ?
A chaque fait divers, c’est la même chose ; la même indignation accompagnée de la même vilenie :
La peine de mort.
Je sens chez vous comme chez tant d’autres, un désenchantement du Monde. Vous voudriez tous vivre en paix
que vous en avez perdu l’objet de la guerre. La guerre à vous-même : c’est de cette guerre, là, dont je vous parle ! Un peuple lâche et veule ne peut avoir que le sort qu’il
mérite.
« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par
ceux qui les regardent sans rien faire. » Albert Einstein
Tout comme vous, je suis bouleversé par ce drame. Encore, faut-il savoir se préserver de juger à
brûle-pourpoint ? Le fait divers est toujours livré à la vindicte, il est un allié certain pour le politique qui, à l’occasion, se mêle à la populace.
« Que ne se souviennent-ils pas du sein de leur mère ? »
Il va de soi que mes dires ne se veulent ni incriminants, ni blessants vis-à-vis de quiconque.
Ils ne sont guidés que par ma volonté d’agiter très haut le drapeau arc-en-ciel de la Vie.
Bien à vous, fraternellement…
Testaments LOL